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Les accidents de la route refont surface et déroutent les autorités avec un arsenal de mesures et de recommandations pour freiner cette spirale d’événements malheureux qui choquent l’opinion.
« La plupart des accidents relève de l’indiscipline, du manque de respect des… »
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La circulation est le reflet du mépris et du manque de considération que l’homo-senegalensis nourrit envers les principes et valeurs qui doivent faire de lui un citoyen modèle.

Vous en conviendrez avec moi que la plupart des accidents relève de l’indiscipline, du manque de respect des règles élémentaires; c’est le transporteur qui ne s’acquitte pas de l’assurance du véhicule, c’est le chauffeur qui ne respecte pas le code de la route, c’est l’agent de l’État qui délivre une visite technique de complaisante et enfin c’est le policier ou le gendarme de la circulation qui bafoue le principe de rigueur et de sanction dans ses opérations de contrôle.

Peut être la route est plus sensible et plus violente physiquement et psychologiquement en terme de reflet de la crise comportementale du sénégalais. Mais de manière générale on est confrontés à ce problème majeur qui stagne l’évolution des sociétés modernes : une crise collective de civisme.

Récemment dans un taxi, le conducteur constatant de manière répugnante le comportement des piétons sur la route me pose cette question avec un air très sérieux : « A l’école on y apprend toujours cette matière qu’est l’éducation sanitaire ? »

Je devine qu’il voulait parler d’éducation civique et je le rectifie sagement par : « Oui, je pense bien que l’éducation civique y est bien apprise« . Il enchaîne : « Et l’éducation morale ? » … Tout ceci pour constater de manière amère qu’après l’échec des parents et des enseignants, l’Etat, le seul dépositaire du droit de sanctionner est aujourd’hui affaibli par une presse dépressive qui confond liberté et libertinage et une administration fortement politisée.

Construire le Sénégal c’est former un sénégalais qui a les dispositions civiques et citoyennes pour bâtir une économie avec un système de gouvernance institutionnelle et politique qui répond à nos réalités socio-culturelles en nous projetant vers une émergence qui allie modernité et spiritualité.

Après plus de 60 ans, le Sénégal est pris en otage par sa classe politique qui n’arrive pas à assurer un développement qui place le citoyen au cœur du dispositif mais au contraire un développement où l’on veut qu’il soit une copie conforme à celui de la métropole. À l’image de notre constitution ou de la quasi-totalité de notre code de la famille.

Il faut que les forces citoyennes, qu’elles soient ouvrières ou rurales, syndicales ou associatives, culturelles ou religieuses prennent leur responsabilité pour orienter et diriger la destinée du pays. C’est ainsi qu’on va réinventer et faire de la politique une activité sérieuse avec des valeurs et non des contre-valeurs. Le Mouvement J’aime le Sénégal va s’atteler à cette tâche dans les prochains mois en faisant de la conclusion des Assises nationales son référentiel.

Avant de parler de projet politique, il faut d’abord et de manière consensuelle élaborer un projet de société. Cette phrase du philosophe Ebenezer Njoh Mouille est toujours d’actualité : « Le développement n’est rien tant que la conception du bonheur et du bien être que ce développement procure aux individus n’est pas élucidé au préalable. »

Nous présentons nos Condoléances à toutes les familles éplorées, au Président de la République et à toute la nation sénégalaise. Mais osons opérer la rupture et ces mots de Cheikh Al Hadj Oumar Foutiyou Tall doivent nous galvaniser : » Le chemin du développement n’est pas difficile , c’est ‘DIFFICILE’ qui est le chemin. Il n’a pas une seule porte, il en a plusieurs. Mais celui qui franchit cette porte, sans porte marche librement entre le Ciel et la terre. »

* Par Moulaye CAMARA,

Président du Mouvement J’aime le Sénégal

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